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Publications - Travailler avec
Travailler avec les séquelles d'un traumatisme crânien
Nos documents-guides sont destinés
aux professionnels exerçant dans le champ
médico-social.
Les éléments proposés au lecteur ont
pour objectif de lui donner des repères et une aide
à la résolution des situations complexes.
Ils ont une valeur purement indicative, et sont à adapter
à chaque situation particulière, associant étroitement
la personne concernée et l'équipe médico-sociale.
Notre démarche a pour objectif d'agir contre l'exclusion
du monde du travail des personnes en situation de déficit
physique, psychique ou sensoriel.
Les utilisateurs sont invités à
participer à la valorisation de nos dossiers, et à
leur actualisation en les enrichissant de leur expérience
personnelle.
Pour
participer : écrire à travailleravec@handitrav.org
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1/ le problème de santé
On dénombre, chaque année, en France, 160 000
nouvelles victimes de traumatismes. Cela représente, avec
75% des causes de mortalité chez les jeunes de moins de 30
ans, un réel problème de santé publique.
C'est un traumatisme global qui touche la vie familiale et professionnelle
de la victime et son entourage.
La rapidité des secours d'urgence, les progrès de
la médecine permettent une amélioration du pronostic
vital, mais les séquelles sont souvent importantes.
Définition
Le traumatisme crânien est une lésion diffuse du cerveau,
consécutive à un choc traumatique, nosologiquement
à différencier des atteintes des cérébrolésés
(anoxie cérébrale, rupture d'anévrisme, tumeur
cérébrale, méningite, encéphalite...)
mais qui peut cependant entraîner des séquelles comparables.
De plus, il s'agit souvent d'un polytraumatisé avec ses séquelles
propres, neurologiques, neuropsychologiques (atteinte des fonctions
cognitives), psychologiques, comportementales. Ces séquelles
sont parfois invisibles pour la personne non avertie.
Épidémiologie
Il s'agit le plus souvent d'un homme jeune (âge moyen 29
ans), victime d'un accident de la voie publique. Dans d'autres cas,
il s'agira d'un accident du travail.
Classification
- TC (traumatisme crânien) léger : risque de syndrome
post-commotionnel avec céphalées, vertiges, troubles
du caractère.
- TC modéré : avec des comas de 6 heures à
10 jours, produisant peu de troubles physiques, surtout des difficultés
intellectuelles et psychologiques.
- TC grave : troubles des fonctions supérieures, pour des
comas de plus de 10 jours.
On pourra suivre l'évolution grâce à l'échelle
de suivi de Glasgow qui permet d'évaluer le degré
de gravité des séquelles intellectuelles, physiques,
comportementales.
Échelle de suivi de Glasgow :
- Le niveau GOS 1(Glasgow orientation skale de gravité
de niveau 1) correspond à une bonne récupération
du sujet et à un retour à une vie normale, même
s'il subsiste de légères déficiences motrices
ou mentales.
- Le niveau GOS 2 correspond à un handicap d'importance
moyenne; ce niveau vise des handicapés relativement autonomes
dans les actes essentiels de la vie courante mais dont les déficiences
sur le plan intellectuel, de la mémoire et du comportement
nécessite une aide et un accompagnement adapté.
- Le niveau GOS 3 concerne les handicapés dépendants,
nécessitant l'assistance permanente d'une tierce personne
pour les actes de la vie quotidienne en raison d'incapacités
mentales ou physiques graves.
- Le niveau GOS 4 correspond aux états végétatifs
chroniques.
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2/ les conséquences pour la personne |
Les séquelles
Imprévisibles, elles sont extrêmement variables dans
leur gravité, leur aspect, et leur date d'apparition. Cette
variabilité peut modifier aussi l'expression de la maladie
d'un moment à l'autre de la journée.
La spécificité essentielle des séquelles des
traumatisés crâniens graves tient en l' association
quasi constante, à des degrés divers, de différents
types de déficit.
Déficits
neurologiques :
- Hémiparésie avec déficit prédominant
aux membres supérieurs.
- Syndrome cérébelleux.
- Tremblements, mouvements anormaux.
- Épilepsie.
- Aphasie, dysphasie, dyslexie, dysgraphie...
Déficits
neuro-sensoriels et endocriniens :
- Cécité, diplopie, amputation du champ visuel,
hypoacousie, anosmie, obésité, diabète insipide...
Déficits
neuro-psvchologiques :
- Troubles de la mémoire et de l'orientation temporo-spatiale
:
- perte des souvenirs antérieurs à l'accident pouvant
remonter à plusieurs années et affecter les apprentissages
surtout récents,
- perte des possibilités de mémorisation à
court ou long terme,
- difficulté ou impossibilité de se situer dans
le temps,
- difficulté ou impossibilité de s'orienter,
- perte plus ou moins importante des possibilités de calcul.
- Troubles du langage :
difficulté ou impossibilité de vocaliser à
cause d'un dysfonctionnement du système laryngé
(dysarthrie).
- Troubles de la pensée :
- altération plus ou moins importante du raisonnement logique,
- perte de l'autocritique,
- difficulté ou impossibilité d'élaborer
des stratégies simples ou complexes, de manier l'abstraction,
- difficulté de maintenir l'attention, lenteur de la pensée
qui parait « engluée » (bradypsychie
caractéristique des traumatisés crâniens graves).
- Troubles du comportement :
- euphorie,
- impulsivité mal contrôlée,
- familiarité parfois excessive,
- instabilité,
- parfois dépression lorsque le patient prend conscience
de ses déficits.
Déficits
neuro-psvchiatriques :
- Troubles du comportement pouvant se structurer en tableaux individualisables
:
- Syndrome frontal (troubles de mémoire, apathie voire
indifférence.),
- Névrose traumatique liée au traumatisme psychologique
initial,
- Syndrome subjectif des traumatisés crâniens (syndrome
post-commotionnel) associant la triade céphalées,
vertiges, insomnie à des troubles de l'efficience intellectuelle,
- Syndrome dépressif post-traumatique (le traitement antidépresseur
spécifique est dans ce cas efficace.),
- Hystérie post-traumatique : c'est une hystérie
de conversion,
- Névrose de rente ou sinistrose.
Évolution
Elle est variable, imprévisible, en dents de scie, par paliers.
L'amélioration est possible sur 4 à 5 ans voire l0
ans.
L'évolution est notamment conditionnée par l'environnement
familial, social et professionnel. Dans ces conditions, l'accompagnement
est un facteur important. |
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3/ les compensations
Prise en charge multidisciplinaire
Avec importance d'un référent unique (le tuteur ou
le « case manager» )
Suivi médical
Neurologue, psychiatre, médecin rééducateur...
Rééducation
Kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste,
psychologue, orthoptiste...
Suivi social
Services sociaux.
Des bilans neuropsychologiques spécialisés permettent
d'évaluer l'état du patient et de suivre son évolution.
Ces bilans peuvent comporter :
- des tests psychométriques,
- une observation du patient en milieu de vie, en situation familiale,
sociale et professionnelle,
- un entretien avec le patient et l'entourage,
- une simulation de vie quotidienne (jeu de rôle, outil
vidéo, ordinateur...).
Traitement
Pendant la phase de réinsertion, en fonction des indications,
le sujet peut suivre un traitement antiépileptique, antidépressif,
un accompagnement psychologique prolongé et une rééducation,
ou subir des interventions chirurgicales tardives sur des problèmes
moteurs, séquelles de traumatisme médullaire associé...
Il faudra prendre en compte les effets secondaires de ces traitements. |
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4/ retentissement dans la vie courante
La perte des repères spatio-temporels, sociaux, familiaux
et professionnels et la grande variabilité du handicap rendent
la schématisation difficile.
Pour le traumatisé crânien
La vie courante est marquée par les points constants suivants
:
- Variabilité d'un moment
à l'autre (mais ceci ne doit pas nous faire douter de la
véracité du trouble).
- Invisibilité : l'absence
de lésion ne doit pas nous rassurer à bon compte
sur l'intégrité des fonctions (ex : les pertes d'équilibre
fréquentes ne s'expliquent pas par des lésions individualisables).
- Désorientation temporo-spaciale.
Elle explique le comportement compulsif et majore les troubles
de mémoire. Cela peut aller jusqu'à des réactions
pseudo-psychiatriques renforcées par un syndrome frontal
(désinhibition).
- Ectopie : réaction inappropriée
au contexte environnant : actes impulsifs, réactions incohérentes,
apragmatisme.
Cette symptomatologie V.I.D.E., ressentie par la personne est source
d'angoisse et génératrice de désadaptation.
Pour l'entourage familial
« Les familles des traumatisés crâniens
vivent une épreuve particulièrement pénible
du fait du coma initial prolongé suscitant une inquiétude
majeure, puis de l'espoir engendré par la sortie du coma
et le début de la récupération.
Lors du retour au domicile, les familles accueillent un autre être
et ne reconnaissent plus leur parent. Les troubles du comportement
deviennent rapidement source de conflits. Il y a peu de famille
de traumatisés crâniens qui ne soient pas fragilisées.
»
dans les traumatismes crâniens graves - janvier
1997
Association pour l'Étude de la Réparation du Dommage
Corporel - AREDOC |
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5/ la personne en situation de travail
Sans préjuger de l'évolution ultérieure, il
est courant qu'un traumatisé crânien modéré
ne reprenne pas le travail avant 6 mois, et un traumatisé
crânien grave avant 1 an.
Selon les statistiques, seulement 20 à 50% des traumatisés
crâniens graves reprendraient leur ancienne activité,
mais l'avenir professionnel au même poste peut être
réduit.
Les métiers à responsabilité et prise de décision
rapide peuvent poser problème.
Il peut être nécessaire de modifier le projet professionnel,
de faire le deuil de son ancien métier, d'une carrière
ou d'une promotion prévue. Les capacités de travail
peuvent être évaluées au cours de contrat de
rééducation chez l'employeur (fiche n°24, Inapte
au poste, Que faire ?). Dans certains cas, il faudra envisager
une réorientation professionnelle et entreprendre un bilan
de compétences ( fiche n°19, Inapte
au poste, Que faire ?)
En ce qui concerne les métiers à risques pour le sujet,
de sécurité pour le milieu de travail, de sûreté
pour les tiers et l'environnement, en dehors d'une réglementation
officielle, l'appréciation sera faite au cas par cas par
le médecin du travail.
En conclusion, il est souvent difficile d'établir un pronostic
professionnel compte tenu de la variabilité de la symptomatologie
clinique. |
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6/ rôle du médecin du travail
Préparation à la reprise :
Il s'agit d'une phase importante qui conditionne la réussite
de la reprise du travail et comprend plusieurs étapes :
- Contacts avec le centre de rééducation du traumatisé
Ils peuvent se faire par échange de courrier sur les différentes
évaluations de l'évolution clinique et psychologique
du sujet traumatisé, ou par rencontre directe avec l'équipe
soignante, de préférence en présence du sujet,
pour faire le point de son état et de son potentiel d'acquisition.
- Liaisons avec l'entourage professionnel
Il s'agit de recueillir des données, pour évaluer
les possibilités d'aménagements du poste antérieur
ou de répertorier avec les responsables de l'entreprise
les possibilités d'emploi, dans le cas d'une réorientation.
Ces contacts permettent de préparer l'entourage professionnel
de proximité au retour et à l'accueil du salarié
en expliquant les aides techniques qui seraient nécessaires
- L'analyse de l'environnement familial et social en liaison
avec les acteurs sociaux qui accompagnent le traumatisé
crânien permet de faire le point sur l'autonomie de vie,
le mode d'habitat, le mode et les capacités de déplacement,
en particulier entre résidence et lieu de travail.
- Visite de préreprise
C'est au cours de cette visite que se décide la date de
reprise du travail et s'envisagent les conditions de cette reprise
(notamment le temps de travail).
Le point est fait des propositions d'aménagements en collaboration
avec les ergonomes de réadaptation et des ergothérapeutes,
tels que le travail en binôme, ou non isolé (formation
éventuelle d'un « tuteur ») pour stimuler
et prévenir les périodes d'apragmatisme, d'apathie...,
tels que la compensation des troubles de la mémoire en multipliant
les repères, » prothèses-mémoires »,
tels qu'une meilleure planification des tâches.
C'est aussi au cours de cette étape que sera entreprise
l'évaluation de l'employabilité et envisagée
une réorientation éventuelle en accord avec le sujet
en proposant :
- une orientation vers un centre de réadaptation fonctionnelle
pour les acquisitions ou réapprentissages des gestes et
méthodes de travail,
- des stages courts de réinsertion en entreprise, après
accord avec le médecin conseil, à visée thérapeutique,
pour réhabituer au rythme du travail,
- une réorientation professionnelle après bilan
de compétences (fiche 19 Inapte
au poste, Que faire ?), stage de préorientation ou
prise en charge par un centre de rééducation professionnelle.
La reprise du travail
C'est :
- Prononcer l'aptitude en fonction des derniers bilans et des
caractéristiques du poste,
- Accompagner le T.C. à son poste de travail,
- Décider de l'aménagement du temps de travail,
et de son accompagnement professionnel,
- Mettre en place un suivi médical régulier du T.C,
en liaison avec les thérapeutes,
- Conseiller l'employeur sur les aides au maintien à l'emploi
de la personne handicapée (voir classeur « Inapte
au poste, Que faire ? »).
Suivi
Le suivi médical doit être régulier et la situation
de travail périodiquement réévaluée.
Au recueil des informations cliniques, doivent s'ajouter les observations
faites sur les lieux de travail, recueillies auprès du collectif
de travail et du chef d'entreprise. |
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7/ les commentaires de Cinergie
Le handicap est bien souvent invisible pour les personnes non averties.
Certaines séquelles peuvent apparaître tardivement
après la reprise.
Il faut être vigilant quant au développement d'une
sinistrose.
Les échecs sont liés à la variabilité
de la symptomatologie, à la situation économique,
et aux dysfonctionnements de la prise en charge. Ils sont très
mal vécus par les traumatisés crâniens.
La lenteur des procédures administratives a un effet positif
sur le mûrissement du projet professionnel et un effet négatif
lors de la phase de concrétisation.
L'évaluation de l'employabilité doit rester une préoccupation
précise et constante tout au long du processus de rééducation
et de réadaptation.
La reprise de l'activité antérieure doit être
privilégiée chaque fois que possible, il vaut mieux
différer et aménager la reprise de l'activité
antérieure, que d'engager une réorientation avec de
lourdes phases d'apprentissage.
Chez les traumatisés crâniens légers, prolonger
l'arrêt de travail ne réduit pas le risque de syndrome
post-commotionnel, au contraire, il faut inciter à la reprise.
Chez les traumatisés crâniens graves, on peut être
amené à différer la reprise du travail pour
mettre le patient dans les meilleures conditions d'accueil possibles
en l'incitant à reprendre contact progressivement avec son
milieu de travail. |
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Pour en savoir plus
Références bibliographiques
- Rapport de l'IGAS (1996) p.171-192 : La nécessaire définition
d'une politique en faveur des traumatisés crâniens
- Circulaire DAS/DF/DSS n°96-428 du 4 juillet 1996 relative
à la prise en charge médico-sociale et à
la réinsertion sociale et professionnelle des personnes
atteintes d'un traumatisme crânien.
- GUILLAUME (Marc). - L'empire des réseaux. - Paris : Descartes,
1999. - 120 p.
La communication, état des savoirs / coordonné par
Philippe Cabin. - Auxerre : Sciences
humaines, 1998. - 462 p.
LEVY (Pierre). - L'intelligence collective, pour une anthropologie
du cyberespace. - Paris : La
découverte, 1991.
- AREDOC - Les traumatisés crâniens graves - janvier
1997
- BERGEGO C., AZOUVI P. - Neuropsychologie des traumatismes crâniens
graves de l'adulte.- Frison-Roche
- BOYER-LABROUCHE . - Renaître après l'accident :
La rééducation psychothérapique des traumatisés
crâniens.
- BROOKS D.N, TRUELLE J.L.- Evaluation des traumatisés
crâniens - GOS (Glasgow Outcome Scale) - Document EBIS (European
Brain Injury Society), 1994.
- COHADON F., CASTEL J.P., RICHER Ed MAZEAUX JM., LOISEAU H.-
Les traumatismes crâniens, de l'accident à la réinsertion
.- Arnette, 1998.
- HAMONET C., ROSSIGNOL F., GELLY D.-« La réinsertion
professionnelle des personnes cérébrolésées
par traumatisme crânien. », p.245-248 in Revue
Française de dommage corporel, n° 14.2, 1988.
- LAPIERRE F., LEGROS B., FOURNIER P., MAHEUT J.-« Pronostic
des traumatismes crâniens graves », p.125-133
in Revue Française de dommage corporel, n° 14.2, 1988.
- RICHER E., COHADON F., GARCIN J.N.-« Les grands syndromes
séquellaires et les structures d'accueil souhaitables. »,
p.205-215 in Revue Française de dommage corporel, n°
14.2, 1988.
Lieux
- UEROS
- Centres de réadaptation spécialisés dans
sa région
- Services de rééducation fonctionnelle spécialisés
Ressources
- DIU traumatisés crânio-cérébraux
: aspect médicaux et sociaux (paramédicaux) PARIS
VI. Angers. Bordeaux II.
- DIU Evaluation des traumatisés crâniens (médecins)
Paris VI - Bordeaux II.
- AREDOC 11-13, rue de la Rochefoucauld - BP 261 - 75424 Paris
Cedex 09
Tél : 01.53.32.24.85 - Fax : 01.53.32.24.92.
Associations
- Union Nationale des Familles de Traumatisés Crâniens
- 236 bis, rue de Tolbiac - 75013 Paris Tél : 01.53.80.66.03
et les associations régionales.
- Bulletin de liaisons RESURGENCES - 1, rue Sainte Claire - 87000
Limoges
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Ont contribué à la finalisation de
cette fiche :
- Dr AIT-ALI B.
- Dr HENNION T.
- Dr HUGUENIN A.M.
- Dr MACHIN P.
- Dr ROSSIGNOL F. |
| Fiche publiée dans EchoCinergie N°11 - Janvier 2002 |
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