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Agir contre l'exclusion professionnelle des personnes handicapées | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Publications - Travailler avec
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Nos documents-guides sont destinés
aux professionnels exerçant dans le champ
médico-social. Les utilisateurs sont invités à participer à la valorisation de nos dossiers, et à leur actualisation en les enrichissant de leur expérience personnelle. |
Pour en savoir plus sur la publication « Travailler avec »
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1/ le problème de santéDéfinitionÊtre séropositif signifie que le test biologique
sanguin de détection des anticorps aux rétrovirus
VIH1 ou VIH2 est positif. L'infection chronique par l'un de
ces rétrovirus peut modifier sévèrement le
système de défense immunitaire et entraîner
le Syndrome immunodéficitaire acquis ou SIDA. C'est
une immunodépression grave qui expose à des infections
dites opportunistes et à certaines tumeurs (sarcome de Kaposi). La classification en « stade sida » a uniquement un but épidémiologique. Elle ne permet pas de présager de l'évolution ultérieure de l'état de santé individuel. EpidémiologieEn l'absence d'estimation
précise, le nombre de personnes séropositives en
France est évalué entre 100 000 et 120 000. Grâce
aux progrès thérapeutiques, le nombre de cas de sida
baisse régulièrement. Il faut noter qu'une
proportion importante de personnes découvre leur séropositivité à l'occasion
d'un diagnostic de sida (maladie opportuniste). 3 modes de transmission sont décrits: transmission sexuelle
(mode de contamination le plus fréquent), transmission
par voie sanguine (devenue beaucoup plus rare chez les usagers
de drogues depuis la mise en vente libre des seringues en pharmacie),
transmission materno-foetale. 10 % des personnes séropositives au VIH sont porteuses d'hépatite B chronique active et 25 % d'hépatite C chronique. |
2/ les conséquences pour la personne |
Les conséquences médicalesC'est une maladie au long cours. Le traitement est instauré en
fonction de l'état clinique et du niveau de lymphocytes
CD4 (ou T4). Le poids de la thérapeutique
Une fois instauré, le traitement est quotidien et permanent,
souvent en 2 prises par jour à heure fixe, entre 2 et 14
comprimés par jour.
Il faut tenir compte des difficultés liées à la
coexistence éventuelle d'un passé de dépendance
aux substances psychoactives et à leur prise en charge thérapeutique. |
3/ les compensationsLe traitement antiviralIl existe des recommandations nationales
qui donnent un cadre pour les prescriptions antirétrovirales.
Le traitement initial ou les changements de traitement antirétroviral
sont prescrits par un médecin hospitalier, spécialiste.
Le renouvellement de traitement peut être effectué par
un médecin
généraliste.
Un tableau des spécialités peut-être consulté sur « Remaides » n°45-2002, revue distribuée par AIDES. Les autres traitementsLes thérapies d'accompagnement :
antiémétiques,
antidiarrhéiques, myorelaxants luttent contre les effets
secondaires Prise en charge pluridisciplinaireIl y a nécessité à constituer
un réseau
partenarial autour de la personne avec des acteurs médicaux,
paramédicaux, sociaux, associatifs. |
4/ retentissement dans la vie courantePour la personne elle-mêmeL'amélioration
de la thérapeutique bouleverse
le regard vis à vis du VIH. La possibilité de passer
du stade maladie au stade séropositif « maîtrisé » rend
possible la construction d'un projet de vie là où il
n'existait plus aucun futur. Ce bouleversement est radical
et porteur de beaucoup d'espoir de réinsertion socio-professionnelle. Retentissement social et familialLe VIH est souvent lié à un état
de précarisation.
Il faut lutter contre les discriminations, se battre pour avoir
l'accès aux soins, au logement, à la formation, à l'emploi
alors que très souvent les revenus sont minimaux. L'image
de la maladie est négative, associée à l'homophobie
et à une maladie « punition ». |
5/ la personne en situation de travailDes représentations fausses sur les modes de contamination
ont amené à exclure a priori certains métiers. |
6/ rôle du médecin du travailDe nombreuses idées reçues subsistent et on peut dresser une liste des métiers « faussement interdits » en terme d'orientation pour personnes séropositives.
Il est essentiel de dire qu'il n'y a aucune contre indication pour l'exercice de ces métiers. Il est nécessaire de se dégager de ces représentations et de gérer l'aptitude au cas par cas, en fonction des contraintes du poste et de la réalité des risques professionnels. Si l'exercice de la profession comporte des obligations ou des recommandations vaccinales, il convient d'évaluer, pour chaque vaccin, le rapport bénéfice/risque en fonction de l'état de santé et de la situation professionnelle, si nécessaire en liaison avec des services spécialisés. Dans le cadre de déplacements professionnels internationaux, certains pays demandent, parfois pour des missions longue durée, mais c'est très rare pour les déplacements de courte durée, un test de dépistage VIH. Le site http://www.aidsnet.ch/immigration/f/ est une première source d'information utile à ce sujet. Il faut évaluer les risques professionnels et la situation
de la personne. En ce qui concerne le certificat médical à destination de la COTOREP, le médecin ne doit pas uniquement renseigner la rubrique « déficience du système immunitaire et hématopoïétique » mais enrichir son diagnostic en complétant l'ensemble des rubriques et en mentionnant tous les éléments paracliniques, les signes fonctionnels, l'état général et les conséquences précises médicales, physiques et psychologiques dans la vie quotidienne et professionnelle. Pour lutter contre les comportements discriminants et de rejet, le médecin du travail peut assurer un rôle d'information si besoin et avec l'accord de la personne concernée auprès du collectif de travail pour faciliter son acceptation. Dans son rôle de conseil sur les mesures facilitant l'employabilité et
pour l'adaptation des postes de travail, il prendra en compte
la fatigabilité, les contraintes et les effets secondaires
liés à la thérapeutique et aux affections
opportunistes. Toutes les mesures habituelles d'incitation
et d'aménagement sont à utiliser en fonction
des besoins d'adaptation en particulier celles qui permettent
l'aménagement organisationnel du temps de travail
(cf. « inapte au poste que faire ? » ). |
7/ les commentaires de Cinergie« Le handicap SIDA » n'a rien de commun avec les
autres handicaps : il est plus discriminant et porteur de représentations
spécifiques auxquelles n'échappent pas les
professionnels de l'insertion et du maintien.
Lors du retour à l'emploi et/ou lors de l'insertion
professionnelle, l'incertitude face à l'avenir
reste présente : La maladie, souvent, ne permet pas une adhésion au dispositif classique de réinsertion. Nous recommandons, pour éliminer ces freins, des actions « passerelle » de retour à l'emploi et le maintien de l'AAH dans les mêmes conditions que le RMI lors de la reprise d'activité. Le médecin du travail n'échappe pas aux représentations
discriminantes qui accompagnent le SIDA. Il doit en prendre conscience,
les dépasser et surtout veiller à ce qu'elles
ne l'entraînent pas vers des prises de décision
excluantes fondées sur de fausses analyses des risques. |
Pour en savoir plusRéférences bibliographiques
Ressources
Associations
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| Ont contribué à la finalisation de
cette fiche : Dr AIT-ALI Dr BENYOUNES Dr De La TREIBONNIERE Dr HENNION Dr MIGNIEN et l'équipe des médecins référents « Handicap-Travail » du Nord-Pas-de-Calais Delphine MEIGNOTTE, Anne ERPELDING et Thierry PRESTEL (relecture) de l'association AIDES ![]() |
| Fiche publiée dans EchoCinergie N°13 - Février 2003 |
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