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Agir contre l'exclusion professionnelle des personnes handicapées | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Publications - Travailler avec
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Nos documents-guides sont destinés
aux professionnels exerçant dans le champ
médico-social. Les utilisateurs sont invités à participer à la valorisation de nos dossiers, et à leur actualisation en les enrichissant de leur expérience personnelle. |
Pour en savoir plus sur la publication « Travailler avec »
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1/ le problème de santéNous rencontrons tous dans notre pratique quotidienne des salariés
dont l’état de santé nécessite la prise
occasionnelle ou régulière de médicaments
psychotropes. Le traitement occasionnel fera face à une souffrance temporaire
( crise d’angoisse, état dépressif réactionnel, état
de stress post traumatique… ) Il faudra tenir compte de cette pathologie dans les troubles cognitifs rencontrés ( baisse de la vigilance, lenteur idéatoire ou psychomotrice, troubles mnésiques… ) et ne pas tout attribuer aux effets secondaires d’une molécule. A – Définition
B – Classification des substances psychotropes
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2/ les conséquences pour la personne |
A – Vivre avec un traitement hypnotiquePlusieurs classes thérapeutiques peuvent être utilisées pour leur effet hypnotique :
Les principaux effets secondaires sont une modification de l’architecture du sommeil avec un déficit en sommeil paradoxal, ce qui pourrait jouer un rôle sur la mémoire. On peut noter des effets paradoxaux sur le sommeil : cauchemars, hallucinations hypnagogiques, réveils nocturnes anxieux. On peut constater aussi la présence d’effets résiduels sur la vigilance, d’une hypotonie musculaire, de vertiges, de somnolence diurne, de troubles de la vue. Potentiellement ces substances présentent un risque addictif. Dépresseurs respiratoires, elles peuvent aggraver des apnées du sommeil. Lors de l’arrêt du traitement, le sevrage peut entraîner des effets rebonds.
B – Vivre avec un traitement anxiolytiqueC’est la principale prescription. Là encore, une
place de choix revient aux benzodiazépines ( le fameux quart
de lexomil ® pris indifféremment à visée
sédative ou anxiolytique) Une molécule semble intéressante, bien que peu utilisée en France : la buspirone ( buspar ®), antagoniste 5 HT1A, car elle n’a pas d’effets sédatifs. C – Vivre avec un traitement neuroleptiqueC’est justement leur aptitude à provoquer des symptomes
neurologiques ( effets secondaires ), qui est à l’origine
du mot « neuroleptique » !
1 - Classification des neuroleptiques classiques
Il existe une nouvelle classe de neuroleptiques dits « atypiques »,
appelés « antipsychotiques », parce qu’ils
présentent moins d’effets extrapyramidaux : 2 - On peut classer les neuroleptiques selon leur mode d’action biochimique :C’est un effet de blocage des récepteurs dopaminergiques
( d’où leur effet parkinsonien )
Mais malheureusement, d’autres récepteurs peuvent être atteints, d’où :
3 - La classification la plus intéressante concerne leur mode d’action :
4 - Principaux effets secondaires.a- effets neurologiques : syndrome extrapyramidal, avec
dyskinésies,
dystonies aigues. Ils imposent l’ajout de correcteurs antiparkinsoniens,
anticholinergiques ( Artane ®, Lepticur ®, Akineton ® ),
d’où d’autres
effets secondaires ( glaucome, adénome prostatique, hyposialie… ) b- effets endocriniens et métaboliques
c- Le syndrome malin des neuroleptiques, gravissime ( hyperthermie d’installation rapide, avec déshydratation, tachycardie, accentuation du syndrome extrapyramidal , hébétude, confusion… ) d- Les effets secondaires psychiques D – Vivre avec un traitement thymorégulateur1 – Les sels de LithiumIndications : Psychose Maniaco-Dépressive, états
maniaques
2 – Le Tegretol ®Parenté chimique avec les antidépresseurs tricycliques et anticholinergiques, d’où les effets secondaires : troubles de conduction cardiovasculaires, risque de glaucome, de rétention urinaire si adénome prostatique, hyposialie. 3 – Le Dépamide ®Risque de sédation, tremblements, nausées, vomissements, diarrhées, augmentation des transaminases hépatiques. E – Vivre avec un traitement antidépresseurLe confort des malades a radicalement changé en 1957, avec la découverte de l’imipramine (Tofranil ®), premier antidépresseur tricyclique, et de l’iproniazide ( Marsilid ®), premier IMAO ( Inhibiteur de la monoamine oxydase ) Auparavant, on ne connaissait que le « traitement moral » cher à Pinel
et Esquirol, et les cures de laudanum ! On utilise encore les IMAOA, sélectifs et réversibles, sans action sur la tyramine : Humoryl ®et Moclamine ® 1 – Les tricycliquesIls sont anticholinergiques : risque de glaucome, risque sur la
prostate, insuffisance cardiaque, hypotension orthostatique, tachycardie. 2 – Les IRSInhibiteurs de la recapture de sérotonine. 3 – DiversVivalan ®: molécule noradrénergique, donc stimulante F – Vivre avec un traitement X, ayant un effet secondaire « psychotrope »Il faut y penser, lorsque les personnes prennent des :
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3/ les compensations
Le salarié et son traitement : Il est nécessaire de contacter le médecin prescripteur et de lui signifier les exigences de poste, afin d’adapter la posologie aux exigences minimales d’une activité professionnelle. Pour les personnes sous traitement neuroleptique : On peut discuter les avantages et inconvénients d’un traitement injectable retard, dont on est sûr qu’il est respecté mais dont les effets secondaires sont à prendre en compte ( apragmatisme dans les premiers jours suivant l’injection, dyskinésies, hypotension… ) ou d’un traitement oral en adaptant les prises en fonction des horaires de travail et pour lequel l’observance va dépendre aussi de l’environnement familial. L’idéal , pour un psychotique résiduel vivant
dans un bon environnement socio familial, étant les antipsychotiques
atypiques, de bien meilleure tolérance. |
4/ retentissement dans la vie couranteCompte tenu d’une plus grande fragilité physique et psychique due à la pathologie sous-jacente et éventuellement à la thérapeutique, il est important que le cadre de vie extra-professionnel de ces salariés puisse leur apporter des repères affectifs, les décharger des contingences matérielles domestiques, et les aider à respecter les échéances de soins ( psychothérapie, suivi médical spécialisé.. ) |
5/ la personne en situation de travailComme devant toute situation de handicap, il faut chercher la compatibilité entre les exigences de poste et l’état résiduel du salarié ( problème pathologique et lourdeur du traitement ). L’analyse du médecin du travail porte sur les exigences de poste en matière de risques et de pénibilité. Ce qui implique sa connaissance parfaite du poste. Un poste de sécurité sous neuroleptique peut poser problème : il faut tenir compte de la pathologie sous-jacente. En effet, si un neuroleptique sédatif peut être prescrit à doses filées par certains médecins comme tranquillisants, il n’en va pas de même s’il s’agit d’antipsychotiques majeurs ( haldol, risperdal, zyprexa… ), où la pathologie peut créer des situations de handicap : schizophrénie, psychose hallucinatoire chronique, paranoïa etc…. Notre expérience quotidienne nous enseigne que les traitements anxiolytiques sont assez rapidement bien tolérés, et posent peu de problèmes. La période de début de traitement si le salarié ne s’arrête pas de travailler peut être difficile à passer. Un traitement thymorégulateur bien équilibré sera
parfaitement compatible avec tout type d’activité. |
6/ rôle du médecin du travail1 – Préparation à la repriseLa visite de pré-reprise permettra :
Au terme de cette visite, le salarié étant encore en arrêt de travail, ceci laisse le temps d’établir les contacts :
2 – La reprise de travailPermet de rendre compte des capacités du salarié et des compensations nécessaires pour son retour au travail. Permet la mise en place d’un suivi régulier, souvent apprécié par l ‘employeur, qui veut bien « faire l’essai », mais craint les rechutes. L’assurer de ce suivi le « rassure », et est un bon argument pour négocier l’insertion ou la réinsertion des personnes en souffrance mentale en milieu ordinaire de travail. De plus, le suivi permet de valider le choix de poste, et de lever, éventuellement
progressivement des restrictions à l’activité en
fonction de l’évolution de la pathologie et de la
thérapeutique. |
7/ les commentaires de Cinergie
Attention cependant
Dans ces deux derniers cas, les salariés non habitués à prendre ce type de molécules peuvent mal les tolérer et présenter des troubles de la vigilance. 2) Tout prescripteur a le devoir d’informer son patient sur les éventuels effets secondaires des molécules prescrites. Ceci est particulièrement d’actualité en ce
qui concerne les traitements psychotropes et le risque sur la vigilance
et la conduite. De plus, la responsabilité du médecin du travail est engagée lorsque la conduite d’un véhicule fait partie intégrante du poste de travail :
De même, la décision d’aptitude devra faire l’objet d’une attention particulière pour les postes suivants :
Pour ce genre de poste, il faudra faire le point avec le salarié sur :
Il faudra surtout apprécier par l’interrogatoire les répercussions du traitement sur la vigilance, adapter au mieux la prise du traitement en fonction des heures de travail et de repos. Il nous semble important pour le médecin du travail de bien noter sur le dossier qu’il a entrepris cette démarche, et qu’il a délivré toutes les informations au salarié. L’usage des médicaments psychotropes chez les travailleurs
est comparable à celle de la population générale,
de ce fait il représente la même problématique. |
Pour en savoir plusRéférences bibliographiques
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Les Drs Aït-Ali et Lesieur ont réalisé ce dossier avec la participation du Pr Smolik.
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